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Régiment Royal-Roussillon
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Le régiment Royal-Roussillon est un régiment d’infanterie du royaume de France créé en 1657 devenu à la Révolution le 54e régiment d'infanterie de ligne.

Contents

Notes

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Création et différentes dénominations

• 25 mai 1657 : création du régiment Catalan-Mazarin
• 13 mars 1661 : renommé régiment Royal-Catalan
• 27 janvier 1667 : renommé régiment Royal-Roussillon
• 1672 : scindé, une partie du régiment constituant le nouveau régiment de Languedoc
• 1er janvier 1791 : renommé 54e régiment d'infanterie de ligne
• 1794 : le 1er bataillon est amalgamé dans la 107e demi-brigade de première formation

Équipement

Drapeaux

3 drapeaux, dont un blanc colonelle, « & croix blanche semée de fleurs de lys d’or », ainsi qu’aux 2 drapeaux d’ordonnance, « bleux, rouges, verts & feuilles mortes par opposition »cite-ref-lj5-1-0[1].

Habillement

Historique

Colonels et mestres de camp

• 26 mai 1657 : Joseph de Caramany, maréchal de camp le 19 janvier 1652, brigadier le 27 mars 1668, mort le 4 janvier 1672.
• 30 mars 1672 : Joseph de Ximenès, brigadier le 25 février 1677, maréchal de camp le 24 août 1688, lieutenant-général le 30 mars 1693, mort le 8 janvier 1706.
• 30 juin 1701 : Geoffroy de Ximenès de Proisy, fils du précédent, tué à la bataille d'Audenarde le 11 juillet 1708cite-ref-2[2].
• 17 juillet 1708 : Augustin de Ximenès, frère du précédent, brigadier le 1er février 1719, maréchal de camp le 1er août 1734, mort le 4 avril 1742.
• 22 juillet 1729 : Louis-Antoine de Gontaut, brigadier le 20 février 1734, maréchal de camp le 18 octobre 1734, lieutenant-général le 20 février 1743, maréchal de France le 24 février 1757, mort le 19 octobre 1788.
• 25 novembre 1734 : Charles de Cléron d'Haussonville, brigadier le 13 août 1744, maréchal de camp le 1er janvier 1748, mort le 3 février 1754.
• 1er janvier 1748 : Léopold-Charles du Hautoycite-ref-3[3].
• 30 novembre 1761 : Joseph de Cléron d'Haussonville, brigadier le 25 juillet 1762, maréchal de camp le 3 janvier 1770, lieutenant-général le 1er mars 1784, mort le 1er novembre 1806.
• 30 novembre 1761 : Louis de Châtillon, mort le 15 novembre 1762.
• 11 mai 1762 : Marc-Antoine de Lévis, maréchal de camp le 5 décembre 1781, guillotiné le 4 mai 1794.
• 5 juin 1763 : Louis-Henri de Villeneuve-Trans, guillotiné le 5 juin 1794.
• 11 juin 1774 : Jean-Toussaint de La Pierre de Fremeur, mort le 22 octobre 1791.
• 13 avril 1780 : Louis de Vauborel.
• 10 mars 1788 : Flavien de Froissard de Broissia, mort le 29 janvier 1825.
• 25 juillet 1791 : Michel-Étienne de Gaston.
• 27 mai 1792 : Pierre Dumesnil, général de brigade le 7 avril 1793, général de division le 13 juin 1795, mort le 1er décembre 1803.

Composition

Les hommes du régiment provenaient des régions de Perpignan, Roussillon et Catalogne.

Campagnes et batailles


• En 1701, au début de la guerre de succession d'Espagne dans les Pays-Bas espagnols, un bataillon du régiment Royal-Roussillon est envoyé par le maréchal de Boufflers pour défendre la place de Nieuportcite-ref-4[4].

Guerre de Succession d'Espagne

• 1713 : Siége de Fribourg-en-Brisgau: Le 14 octobre, une attaque générale est

dirigée contre tout le chemin couvert du côté du polygone.Les 4 bataillons de Poitou et de Royal-Roussillon sont chargés de l’attaque de droite.

• L'un des faits d'armes les plus connus du régiment concerne l’intervention de son second bataillon au Canada pendant la guerre de Sept Ans.
• Ce bataillon (556 soldats – 525 hommes et 31 officiers, ainsi que les chirurgiens), commandé par le colonel d’Haussonville, embarque à Brest en mars 1756 et arrive en mai en Nouvelle-France (le premier bataillon resta en France). Le régiment de Royal-Roussillon est à l’origine posté à Montréal, à l’exception d’un détachement qui est envoyé à Carillon. En 1757, c’est le régiment en entier qui est mobilisé pour le fort William Henry. De plus, le régiment prend part, en 1758, à la victoire de la bataille du fort Carillon. Il se dirige ensuite vers Québec, pour défendre la ville : il participe ainsi aux batailles de Beauport, des Plaines et de Sainte-Foycite-ref-nouveau-monde-p145-5-0[5].

Bataille de fort William Henry

Au début d'août 1757, le bataillon ouvre la tranchée avec celui du régiment de La Sarre, devant le fort George, appelé aussi fort William Henry. Celui-ci ne résistera pas plus que cinq jours.

Bataille du fort Carillon

Lors de cette victoire éclatante du marquis de Montcalm, le capitaine Ducoing et 18 hommes de ce régiment perdirent la vie.

Bataille des plaines d'Abraham

À la bataille des plaines d'Abraham, le 19 septembre 1759, le régiment Royal-Roussillon, sous les ordres du colonel M. d'Haussonville, occupait l'aile gauche des forces françaises.

Capitulation de Montréal

À la capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760, les régiments français, dont le Royal-Roussillon, ne pouvant pas avoir les honneurs de la guerre, reçoivent l'ordre de brûler leurs drapeaux pour ne pas les rendre aux Britanniques.

Les soldats du régiment du Royal-Roussillon sont renvoyés en France sur des navires anglais en 1761. Ils sont ensuite cantonnés à Marseille, puis en Corse.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français de 1762, le régiment conserve ses deux bataillons et est affecté au service de la Marine et des Colonies et à la garde des ports dans le royaume. L'ordonnance arrête également l'habillement et l'équipement du régiment comme suitcite-ref-6[6]. Habit, veste et culotte blancs, parements, revers et collet verts-saxe, pattes ordinaires garnies de trois boutons, trois sur la manche, quatre au revers, quatre au-dessous : boutons jaunes et plats,, avec le no 37. Chapeau bordé d'or.

21e régiment d’infanterie de ligne

Le 1er bataillon a fait les campagnes de 1792 à 1794 à l’armée du Nord ; le 2e celles de 1792 à 1794 à l’armée de la Moselle.

Quartiers
Notes et références

Notes

Références

cite-note-lj5-11. Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer, Lemau de la Jaisse, Paris 1739
cite-note-22. 1742Mercure de France, Paris, mai 1742 (lire en ligne), p. 1262.
cite-note-33. 1779Essai sur la ville de Nancy, La Haye, 1779 (lire en ligne), p. 282.
cite-note-nouveau-monde-p145-55. Nous étions le Nouveau Monde, Jean-Claude Germain, Hurtibise, p145 2009
cite-note-66. Ordonnance du roi, concernant l'infanterie françoise : du 10 décembre 1762

Annexes

Sources et bibliographie

• vau1-1835Lieutenant général de Vault, Mémoires militaires relatifs à la guerre d'Espagne sous Louis XIV, vol. 1, Imprimerie Royale (Paris), 1835, 910 p. (lire en ligne).
• Chartrand, René, « Ticonderoga 1758: Montcalm's victory against all odds », Osprey Publishing, Campaign no.76, 2000, (ISBN 978-1-84176-093-3)
Cinquième abrégé de la carte générale du militaire de France, sur terre et sur mer - Depuis novembre 1737 jusqu’en décembre 1738, Pierre Lemau de La Jaisse, Paris 1739
• M. Pinard, Chronique historique-militaire, tomes 3, 4 et 7, Paris, Claude Herissant, 1761, 1761 et 1764
• susane1851louis-susane1851Louis Susane, Histoire de l'ancienne infanterie française, vol. 5, Paris, 1851 (lire en ligne), p. 397-410.

Articles connexes

54e régiment d'infanterie (dernier régiment ayant entretenu la tradition du régiment Royal-Roussillon)

Liens externes

• Liste des officiers et des hommes embarqués à Brest en mars 1756
• Planche d’infanterie étrangère de Régiments sous Louis XV, de Lucien Mouillard, sur le site http://pfef.free.fr/P_Centrale.htm sur l’Ancien Régime (voir 37e Royal Roussillon)

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